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Conseils pratiques

 

Conseils pratiques

 

Cette rubrique est issue de mon expérience personnelle et des recommandations que j'ai pu lire sur divers sites, ainsi que sur la notice d'utilisation. Elle concerne la DAF 46 mais s'applique en grande partie aux autres modèles.

 

1 - On ne démarre (presque) jamais au point mort

Il faut perdre cette habitude acquise après des années de conduite manuelle : une DAF se démarre toujours avec le levier sur D (drive = marche avant) ou R (reverse = marche arrière), sauf circonstances exceptionnelles décrites plus bas. En effet, si vous démarrez au point mort, vous aurez toutes les peines du monde à manoeuvrer le levier sélecteur tant que la voiture est froide et qu'elle ne tourne pas à son meilleur ralenti.

Lors d'un démarrage à froid en circonstances normales, on tire le starter à mi-course, on enclenche la marche avant ou arrière, le frein à main serré, et on tourne la clé sans accélérer : votre DAF démarre et se met à trembler, comme un fougueux destrier qui piaffe d'impatience. Oh, Bijou, oh ! C'est normal car avec le starter tiré, l'embrayage entre en prise et la voiture a tendance à vouloir avancer (ou reculer).

En cas de grand froid ou après une période d'inutilisation prolongée, si la manoeuvre précédente échoue, on peut mettre le levier au point mort (position N ou neutral, si on la trouve, ce qui n'est pas toujours facile), maintenir le starter tiré à fond, frein à main toujours bien serré, et tourner la clé sans accélérer : le moteur tournant à un régime élevé, on évite ainsi de défoncer le mur du garage. Repousser le starter à mi-course aussi rapidement que possible, puis l'enfoncer complètement quand le moteur semble tourner rond. Ce n'est qu'à ce moment que la marche avant ou arrière pourra être enclenchée.

 

2 – On actionne le levier avec douceur et fermeté

Compte tenu de ce qui précède, le levier devrait pouvoir être manoeuvré en toutes circonstances sans difficultés. Toutefois, la DAF étant une voiture surprenante, il arrive après une marche arrière que le levier refuse d'être repoussé en marche avant, surtout si on veut aller trop vite. Pas de panique : il faut là encore bien serrer le frein à main, laisser la voiture descendre à son ralenti le plus régulier, accélérer très légèrement en poussant le levier d'une main à la fois douce et ferme, genre "c'est qui le patron ?". La DAF sursaute, on entend une sorte de "schkronk !", tout est normal, la marche avant est passée.

 

3 – On ménage son embrayage et on pense au frein à main

Lors d'un démarrage en côte, il peut être tentant de profiter de l'automatisme intégral de la DAF en utilisant l'accélérateur pour l'empêcher de reculer. Cette manoeuvre est fortement déconseillée par le constructeur, car elle provoque une usure prématurée de l'embrayage centrifuge. On serre le frein à main bien à fond, et quand le feu passe au vert, on accélère jusqu'à ce que la voiture se soulève un peu. Il suffit alors de relâcher le frein à main et c'est parti !

De même, à un carrefour, il est préférable de serrer le frein à main plutôt que de garder le pied sur la pédale de frein. N'oubliez pas que les deux pédales agissent sur le variomatic : avec le pied sur le frein, le régime du moteur continue à baisser et peut frôler le calage. Il suffit de tirer le frein à main et de relâcher la pédale de frein : miracle, le ralenti redevient régulier !

Et bien sûr, plus besoin de repasser au point mort quand la voiture est à l'arrêt, puisqu'au ralenti, le moteur est débrayé automatiquement. De façon générale, le point mort ne doit être utilisé que pour les démarrages difficiles ou pour les réglages au garage. Oubliez-le en marche normale ! Quel soulagement, non ?

 

 

4 – On évite de se prendre pour Fangio

DAF a construit des versions "R" de ses voitures pour leur faire courir des rallyes. Mais votre DAF est plus sûrement faite pour musarder sur les petites routes de campagne, où elle fait merveille. Évitez d'arriver à un carrefour à fond de train pour freiner au dernier moment. Même si le variomatic rétrograde, vous n'aurez que peu de frein moteur disponible et, la pédale de frein étant assez dure, il est préférable de bien anticiper.

Dans le même ordre d'idée, n'oubliez pas que le variomatic entraîne les roues arrières malgré le moteur situé à l'avant. Équipée d'un train arrière de Dion, la 46 n'a pas le caractère très "survireur" de sa grande soeur la 44, qui en était dépourvue. Ce n'est pas une raison pour attaquer les virages à tombeau ouvert, vous pourriez avoir des surprises !

 

 

5 - On vérifie sa courroie périodiquement

Sur la DAF 46 qui, on ne le dira jamais assez, n'a qu'une seule courroie, celle-ci doit être vérifiée et au besoin retendue, surtout après une inutilisation prolongée. Cette opération laborieuse s'effectue en ouvrant le capot du variomatic, comme il est expliqué dans le "Journal", novembre 2008. Elle est décrite dans toutes les RTA mais aussi dans ce manuel destiné aux concessionnaires : Ecartement courroie DAF 46.pdf. Une courroie détendue patine fortement et s'use beaucoup plus vite. A l'inverse, une courroie trop tendue aura tendance à faire bondir la voiture à chaque démarrage, avec un risque de rupture important.

La courroie doit en outre être changée tous les 20 000 km. Cette opération encore plus délicate, que je n'ai pas encore tentée, nécessite de poser une cale entre les deux flasques de la poulie motrice, sans quoi les ressorts contenus dans les chambres se referment brutalement, et il est impossible de les écarter sans un outil spécial.

Attention, le changement de courroie n'est pas sans risque. Prenez garde à ne pas vous pincer les doigts ! Reportez-vous à cette autre partie du document : Changement courroie.pdf

 

 

 

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