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Journal 2010

 

Journal 2010

Janvier 2010

Je pense que cette nouvelle année sera placée sous le signe de l'échappement. Défectueux au niveau du silencieux arrière, réparé en 2009 avec les moyens du bord, il ne manquera pas, j'en suis sûr, de me causer quelques soucis en 2010. C'est vrai que, dès le début, le médecin personnel de mon Aneke avait diagnostiqué un problème de ce côté là. N'y connaissant rien à l'époque (et guère plus aujourd'hui, mais je fais des efforts), je n'ai pas beaucoup prêté attention à cette remarque, me contentant d'une voiture en état de rouler, plutôt maniable, et relativement facile à entretenir.

 

Mais plusieurs détails troublants attirent mon attention : d'abord, et depuis le début, des gaz d'échappement remontent dans l'habitacle. Ce défaut, plus prononcé quand le moteur est froid, m'oblige à rouler avec la fenêtre entrouverte, surtout en ville. Heureusement que le chauffage est efficace ! C'est pourtant par les entrées d'air chaud que les gaz pénètrent. Or, bien que l'air de refroidissement du moteur serve en partie à chauffer l'habitacle, il ne devrait pas être en contact avec l'échappement.

D'autre part, Aneke reste une voiture bruyante. On m'entend paraît-il arriver de loin, comme une moto pétaradante. Moi je trouve ça plutôt rigolo, mais c'est vrai que, même de l'intérieur, on ne s'entend pas.

Enfin, une consommation d'essence anormalement élevée me laisse penser que j'ai une fuite d'échappement quelque part. Une voiture peut consommer beaucoup pour de multiples raisons. Mais je n'oublie pas que ce sont les gaz créés par la combustion du mélange air-essence qui font tourner le moteur, et donc avancer la voiture. Si le circuit des gaz est défectueux, il est possible que, pour obtenir une vitesse donnée, je sois obligé de donner plus de gaz, augmentant ainsi le volume d'essence nécessaire.

En attendant, j'offre quand même à Aneke son cadeau de Noël : un bouchon d'essence qui ferme à clé. Le bouchon d'origine DAF, situé derrière la plaque d'immatriculation, n'en était pas pourvu.

  

Au passage, je constate à ma grande surprise que la DAF 46 est encore référencée sur l'emballage du bouchon (pourtant acheté neuf chez Norauto), aux côtés de plusieurs autres véhicules éminemment sympathiques, dont la Wartburg 353, voiture est-allemande pour laquelle j'ai également un faible !

 

Ou encore la Saab 99, autre très joli modèle...

 Mais je sens que je m'égare.

 

Mars 2010

Mes craintes concernant l'échappement se confirment : la fameuse "pipe" dont me parlait le mécanicien est en train de se décrocher. Il s'agit en fait d'un petit tuyau de métal qui part du collecteur d'échappement et se branche sur le silencieux avant. En brinquebalant dans les virages, elle produit un bruit métallique, auquel je n'ai d'abord pas prêté attention. Puis j'ai dû me rendre à l'évidence : cette pièce est à changer. Je décide donc de la commander chez Danny, aux Pays Bas, le fameux fournisseur de pièces DAF dont j'ai déjà parlé (voir les liens).

La pièce, d'occasion mais en bon état, me parvient dans un colis très bien emballé. Je retire complètement la pièce défectueuse, qui se décroche sans difficulté.

 

Sur cette image, on voit très bien que la pipe usagée est cassée en haut (côté collecteur) et que son embout inférieur a cassé... le silencieux, dont un morceau est venu avec. Effectivement, en me penchant sous la voiture, j'aperçois nettement un trou dans celui-ci. C'est malin, il va falloir aussi changer cette pièce, beaucoup plus grosse et certainement plus onéreuse !

 

Juin 2010

Il ne sera pas dit que mon Aneke gardera un trou béant dans le silencieux. Je me mets donc en quête de la précieuse pièce, que je trouve sur ebay pour un prix assez intéressant, plus raisonnable en tout cas que chez Danny, qui est très sérieux mais dont les prix sont parfois assez élevés. Le vendeur indique "silencieux avant pour DAF 33 44 ou 46", je paye donc en toute confiance, et reçois ceci :


A première vue, ça semble coller, sauf que mon silencieux à moi n'a pas tout à fait le même aspect. Mais on voit bien sur la droite le petit embout où se branche la pipe d'échappement. Je me penche une fois encore sous mon Aneke, et en lui présentant la chose, j'entends la voiture qui me rit au nez : "Tu vois bien que la courbure des tuyaux n'est pas du tout la même" me dit-elle. "Comment comptes-tu me fixer un engin pareil ?". "Oui, bon, ça va", réponds-je, "quand j'ai fait la commande, je me suis fié à la description, et comme je n'ai pas la chance de t'avoir garée en bas de chez moi, je n'ai pas pu vérifier, ça arrive !". Une fois encore, elle me joue un sacré tour. Effectivement, on voit sur ces images  que le silencieux n'est pas du même modèle :  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la première, on voit que la courbure des deux gros tuyaux collectant les gaz des cylindres est plus prononcée. Sur la deuxième, on distingue le trou laissé par la pipe cassée.

 Me voici donc avec un silencieux toujours percé, et une pièce inutilisable, que je vais donc tâcher de revendre. Quant à mon Aneke, elle roule, mais fait désormais un boucan d'enfer. Heureusement qu'elle est immatriculée en collection, et que le contrôle technique est valable pour cinq ans car, si elle devait le repasser maintenant, c'est sûr qu'elle serait recalée !

Ca ne l'empêche pas de se pavaner sur les remparts d'Angoulême, comme si de rien n'était...

Moralité : la prochaine fois, je commanderai la pièce chez Danny, c'est plus cher, mais lui au moins, il est fiable.

 

Septembre 2010

Tiens, si je faisais la vidange ? Ce n'est pas que cela soit vraiment urgent : depuis l'incident de décembre 2009, qui a à moitié vidé le réservoir d'huile, j'ai rajouté environ un litre d'huile neuve. Mais en attendant de faire réparer ce silencieux, je tourne autour d'Aneke sans savoir quoi lui faire. Or, il faut bien que je bricole un peu, sinon je perds la main. Bref, je me sens comme ces anxieux qui retournent chez le coiffeur alors qu'ils n'ont plus un poil sur le caillou.


Je me penche donc sous l'avant de voiture, et contemple le dessous du carter d'huile. Il se présente comme ceci


Rien de bien compliqué a priori : après avoir placé un récipient pour récupérer l'huile (honte aux immondes pollueurs qui vidangent directement dans la nature ! L'huile de vidange est un produit hautement toxique, chargé de dioxine Criant) je dévisse la grosse vis marquée "Oil". Le réservoir du moteur de la DAF 46 contient 2 litres d'huile.

Avant de remettre de l'huile neuve, je souhaite nettoyer le filtre, qui ne se change pas, et le joint papier, qui lui doit être changé régulièrement, comme sur le carburateur (voir août 2009). Je dévisse donc les six vis qui maintiennent le support du filtre. Celui-ci apparaît :

 

 

On voit nettement que le joint en papier a effectivement besoin d'être changé. Je tire doucement sur l'ensemble, et commence à le nettoyer avec une vieille brosse à dents. Puis je mets le joint en place (j'ai trouvé un joint neuf sur ebay il y a bien longtemps. D'où l'intérêt de se constituer un stock de pièces, même si on n'en a pas immédiatement besoin : ça peut toujours servir !).


Il ne reste plus qu'à revisser le tout, dans le bon sens, qui est indiqué par une flèche qui doit être dirigée vers l'avant du véhicule ("Front"). Avant de replacer la vis de vidange, il est conseillé de changer le joint de celle-ci. Comme il y a de tout dans le garage paternel, je trouve un joint neuf qui s'adapte parfaitement. Mais ça, c'est quand même beaucoup plus courant qu'un joint papier !

 

Evidemment, une fois la vidange terminée, il est fortement conseillé de remettre de l'huile dans le moteur. Comme je suis trop bon, et que je pense aux néophytes comme moi, je vous rappelle où se trouve le bouchon de remplissage :

 

 

 

 

 

Comme la DAF 46 est refroidie par air, il y a peu de risque de confondre avec le réservoir d'eau. Mais on ne sait jamais...

 

 

 

 

 

 

Novembre 2010

Revenons à notre silencieux. Je commence par vendre celui dont je n'ai plus besoin sur "Le Bon coin". Première personne intéressée... qui finalement se ravise. Deuxième personne, qui après avoir beaucoup hésité et mesuré la pièce d'origine sur sa voiture, finit par me le prendre. Il possède une DAF 33 sur laquelle le silencieux semble s'adapter. Je le lui remets en mains propres et nous passons un petit moment à discuter DAF. Il me promet de m'emmener faire un tout dès que la sienne sera en état de reprendre la route. Il est beaucoup plus mécanicien que moi et a déjà démonté son moteur et changé l'embrayage. Quand je pense à ce que ça me coûte pour changer une pauvre courroie d'alternateur...


Voilà une bonne chose de faite. Et maintenant, à nous deux ! Je commande un silencieux neuf chez Dafhobby aux Pays Bas. Il me parvient quelques jours plus tard dans un emballage très soigné, comme d'habitude. Je ne sais pas s'il provient d'un ancien stock ou si c'est une refabrication, mais on dirait qu'il sort de l'usine.

La question est : vais-je me risquer à l'installer moi-même ? Ca n'a pas l'air très compliqué à priori, il suffit de passer sous la voiture, de démonter les supports, de décrocher les tuyaux d'entrée et de sortie et de mettre la nouvelle pièce en place. Sauf que... je n'ai ni fosse ni pont pour accéder à la voiture par en-dessous, et que la pièce en question se trouve assez loin de l'avant du véhicule. J'hésite à acheter des chandelles, après tout plein d'amateurs bricolent leur voiture de cette façon.


Puis je me ravise et décide finalement de la confier à l'homme de l'art, le garagiste de ma mère qui la connaît déjà et saura faire le nécessaire avec l'outillage approprié. Après m'avoir fait son caprice habituel pour redémarrer après deux mois de sommeil (je n'y prête plus attention), Aneke arrive chez son médecin qui la monte sur le pont. Je lui confie la pièce flambant neuve, et il me précise qu'il ne s'agit pas d'un silencieux, mais d'un pot de détente. Rassuré par tant de science, je vais faire quelques courses, pensant qu'il n'en aura que pour une petite heure.

Sans nouvelle au bout de deux heures, je repasse et trouve deux jeunes mécaniciens penchés sur mon moteur, tâchant de remonter correctement le petit tuyau qui est raccordé au silencieux et qui sert, me dit-on, à réchauffer le pied du carburateur. Pas facile, car le collecteur d'échappement, qu'ils avaient déjà colmaté à l'été 2008, est toujours percé, et la nouvelle intervention a fragilisé cette réparation. Quant au pot d'origine, il était tellement oxydé qu'ils ont été obligés de l'attaquer au chalumeau. Ils en ont même cassé un marteau ! Et moi qui m'étais imaginé pouvoir changer mon pot moi-même !

 

 

Je les laisse à leur concentration, et ce n'est qu'en toute fin d'après midi qu'on me prévient qu'elle est enfin prête. Pour quatre heures d'intervention, la facture s'élève à une centaine d'euros, plus la pièce qui m'a côuté 120€ environ port compris. Tout de même 220€ la petite plaisanterie !

En outre, le patron m'annonce que le collecteur d'échappement sera à changer lui-aussi, car la réparation ne tiendra qu'un certain temps. Après quoi, me dit-il, on pourra vérifier d'où provient la consommation excessive, ce qui ne peut se faire qu'avec une ligne d'échappement parfaitement étanche.

En attendant, on va voir si cette réparation en valait la peine. La tournée des cimetières à la Toussaint me fournit un excellent prétexte pour le vérifier.

 

 

 

Aneke s'élance donc sur les petites routes de campagne, sous un ciel plutôt clément. Il n'y a pas à dire, c'est l'automne qui lui va le mieux, et sa robe couleur de feuille morte s'accorde parfaitement avec les couleurs éclatantes des bois et des haies qui nous entourent.

50, 100 puis finalement 160 kilomètres dans la journée. Les chrysanthèmes bien calés dans le coffre arrière, étonnamment spacieux, elle ne demandait que ça : rouler tranquillement, sans se presser, mais sans lambiner non plus ! Premier constat : si le volume sonore a un peu baissé, il n'y a plus aucune remontée d'échappement dans l'habitacle, ce qui permet de rouler enfin les fenêtres fermées. L'entrée d'air frais bien ouverte, celle d'air chaud à peine poussée, il règne une douce chaleur dans la DAF qui possède, on s'en souvient, le chauffage le plus efficace et le plus rapide qui soit (elle se transforme en sauna roulant si on pousse la manette à fond !).

Deuxième constat : la réparation du silencieux arrière, faite en septembre 2009, n'a pas tenu. Cela est dû, sans doute, à la pression supplémentaire des gaz d'échappement, maintenant que le pot avant est tout neuf. Pas grave, ça roule quand même.

Troisième  constat : la courroie du variomatic se remet à grincer, en particulier lors des démarrages en côte qui ne sont décidément pas sa spécialité. Si cela se produit déjà alors qu'elle a été retendue il y a peu de temps, c'est sans doute qu'elle est à changer, ce dont je me doutais un peu. Bien sûr, j'ai une courroie neuve dans le coffre, mais quand on sait le cirque que c'est pour changer sa courroie sans se pincer les doigts (voir les conseils pratiques)...

Ah la la, on n'en a jamais fini ! Mais quel plaisir de la voir rentrer au garage, toute contente de nous avoir ramenés à bon port. Finalement, si elle démarrait toujours du premier coup, si elle n'avait rien à changer, si tout était neuf et parfait, non seulement je n'apprendrais rien, mais en plus je crois que je m'ennuierais !

 

Noël 2010

Potverdek ! Moi qui comptais sur les vacances pour poupouner ma voiture comme il se doit, je n'ai pratiquement rien fait : un froid humide et persistant ne m'a pas encouragé à rester dans le garage exposé à tous les courants d'air. Je me suis contenté de la démarrer, sans trop de difficultés pour une fois. Et puis je me suis fait offrir des chandelles, pour pouvoir la bricoler par en-dessous en toute sécurité.

Problème : quand j'ai voulu les essayer, je n'ai pas su où les mettre, car le support de cric, sur lequel les chandelles doivent également reposer, ne sont pas assez longs pour supporter les deux en même temps. Les Hollandais ne pensent décidément pas à tout ! (oui, je dis Hollandais et pas Néerlandais, ma voiture porte d'ailleurs une plaque "DAF BV Holland" alors laissez-moi tranquille les Bataves, c'est pas le moment Incertain). En plus elle a un pneu qui se dégonfle. Elle commence à me fatiguer.

Nous la prenons quand même pour faire un tour sous la pluie. Un dernier petit cadeau à acheter, le temps de se faire remarquer sur un parking, puis nous prenons le chemin d'une brocante. Dans une petite rue, je sens la voiture qui se met à trembler d'un côté. Je sors et constate que le pneu est, non pas crevé, mais plutôt explosé en chou fleur, lacéré sur au moins vingt centimètres en deux endroits.

 

 

 

C'est ce même pneu qui se dégonflait. Je suis un peu désespéré. A peine réparée d'un côté, elle lâche à un autre endroit. Il faut dire que je l'ai un peu cherché : dès 2007, le monsieur qui m'avait vendu la voiture m'avait bien dit que les pneus, même peu usés, étaient déformés par l'immobilité. Un pneu trop vieux n'est pas éternel : le caoutchouc se déssèche même quand il ne roule pas, et il est susceptible de lâcher à tout moment. C'est ce qui a fini par arriver. Nous avons changé la roue sans trop de difficulté (je m'étais déjà exercé par précaution) puis nous avons mis une roue de secours qui ne vaut pas beaucoup plus cher. C'est en fait la roue avant droite que j'avais déjà remplacée par la roue de secours, car je la trouvais en mauvais état. Je n'ai donc qu'un seul pneu potable sur cette voiture !

Je me mets aussitôt en quête de quatre pneus neufs pour mon Aneke. Evidemment, comme rien n'est jamais simple, les DAF 44, 46, 55 et 66 (hors Marathon) sont équipées de pneus totalement introuvables aujourd'hui : des 135-80-14 (c'est à dire 135 mm de large pour une hauteur de flanc équivalant à 80% de cette largeur, sur une jante de 14 pouces). On trouve des 135-80-13 sans difficulté pour 25 € pièce (les propriétaires de DAF 33, au moins, peuvent s'estimer heureux) mais les 135-14 ne sont plus fabriqués, sauf par Vredestein qui les vend... 149 € pièce, et là je dis : stop au foutage de gueule.


Sinon, on trouve encore des 135-14 d'occasion sur ebay ou autres, parfois "anciens neufs" sortis du stock d'un vieux garagiste retraité. Mais ce sont des pneus à chambre. Or, mon Aneke, qui est une voiture moderne, ne porte que des pneus Tubeless, c'est à dire sans chambre, comme les voitures d'aujourd'hui en somme.


Ayant consulté différents sites spécialisés, je me décide à monter des pneus légèrement plus larges, des 145-80-14, qu'on trouve encore en Allemagne à un prix à peu près raisonnable : 50 € pièce.

Il faut toutefois savoir que, d'après les tableaux d'équivalence trouvés sur le net, cette nouvelle monte n'est en principe pas autorisée. Si elle ne semble pas poser de problème de sécurité (le pneu n'a qu'un centimètre d'épaisseur en plus), la circonférence se trouve augmentée puisque la hauteur du flanc est proportionnellement la même. Vous me suivez ? Le compteur kilométrique s'en trouve donc faussé de quelques mètres tous les je ne sais plus combien, c'est pas grave. Bref, on ne peut pas le faire, mais on va le faire quand même. C'est ça ou je ne roule plus !!!

Je commande mes pneus après avoir comparé les prix sur un site que je vous conseille : quelpneu.com (vous avez remarqué que je n'insère jamais de lien dans le texte ? Je trouve que ça distrait le lecteur. Reprenons).

Je les commande chez le marchand que je juge le plus compétitif, 123pneus, situé à Hannovre en Allemagne. Expédiés le lundi, ils sont livrés le jeudi en Charente ! Bonne impression pour l'instant. On va voir maintenant si les pneus s'adaptent, mais il faudra attendre 2011 pour cela. En attendant,

 

Bonne année à tous,

Gelukkig Nieuwjaar !

 

 

 

 

 

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