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Journal 2011

 

Journal 2011

 

Mars 2011

Je commence un peu tardivement cette nouvelle année par une photo printanière. Sous le soleil, Aneke n'a jamais été aussi belle ! Ses chromes brillent de mille feux et sa carrosserie rutilante incite à la promenade. Plutôt que de parler des problèmes qu'elle me pose, je préfère évoquer le plaisir qu'elle me procure à chaque fois que nous nous retrouvons après une trop longue séparation. 

 

 

 

 

Bon, c'est pas tout ça, mais elle a toujours les chaussures trouées ! Après m'avoir fait son petit caprice habituel pour redémarrer (on ne se voit pas assez souvent et elle me le fait payer), elle prend le chemin du garage pour se faire poser ses nouveaux pneus arrivés du Japon via l'Allemagne.

Ils sont enfin posés et me voilà rassuré : finalement la taille est la bonne, même s'ils paraissent un peu plus boudinés que les anciens. Il faut dire qu'ils font un centimètre de plus en largeur. Je ne sais pas si c'est la vraie raison, mais qu'importe : ma voiture a enfin des pneus décents.

 

Y'a pas à dire, ça fait tout de suite plus chic. Sans compter que je me sens plus en sécurité, sans craindre la crevaison à chaque virage. Un petit essai me confirme que l'état des pneus a une influence énorme sur le confort. Elle vibre beaucoup moins, et ne sautille plus sur chaque caillou comme elle le faisait auparavant. Voila une bonne chose de faite !

Entre deux promenades, je prends un peu de temps pour me pencher sur un petit problème qui me turlupine depuis longtemps. Une fois qu'elle a atteint une certaine vitesse, généralement au delà de 50 km/h, la DAF 46 se met à émettre un bruit ce casserole qui semble venir du tableau de bord. Ce bruit parasite ne se produisant que quand la voiture roule, je n'ai jamais pu en déceler l'origine dans mon garage. Lancé à vive allure, en posant la main sur la manette d'ouverture du capot, je constate que le bruit s'atténue.

Je décide donc de resserrer la manette pour voir si c'est elle qui produit ces vibrations. Si elle est trop serrée, effectivement ça vibre moins, mais le capot ne s'ouvre plus. Finalement, le problème ne semble pas venir de la manette en elle-même, je décide donc de la démonter pour voir d'un peu plus près comment est montée la tringlerie d'ouverture.

 

Le mouvement est transmis par un ensemble de barre reliées entre elles, qui poussent le mécanisme d'ouverture vers l'avant en soulevant légèrement le capot. A priori, tout fonctionne normalement et je ne vois pas d'où provient précisément la vibration. En fait, elle peut venir de partout à la fois, il faudrait pouvoir se pencher sous le tableau de bord quand on roule, ce qui est formellement déconseillé. A tout hasard, j'entoure d'adhésif les parties des tringles qui sont en contact entre elles, mais je ne peux pas accéder à celles du haut, il faudrait pour cela démonter tout le tableau.

 

Malheureusement, un nouvel essai ne donne rien de concluant. Le bruit est atténué, mais il est toujours là. Je vérifie le mécanisme au niveau du capot, il y a effectivement un côté qui fait plus de bruit quand on l'actionne à la main, mais je n'ai plus le temps de tout démonter, on verra ça une autre fois.

 

Mai 2011

 

J'aimerais quand même bien essayer les chandelles que je me suis fait offrir à Noël. Comme ceux qui suivent (j'ai les noms de ceux qui ne suivent pas) s'en souviennent, je n'ai pas réussi à placer les chandelles sous les supports de cric car il n'y avait alors plus de place pour le cric. Or, sans cric, impossible de placer les chandelles, et l'un comme l'autre ne peuvent en principe être placés que sous les supports prévus à cet effet, sous peine d'abîmer la caisse. Vous me suivez toujours ?

On peut bien sûr utiliser un cric pneumatique et le placer n'importe où, mais je n'ai pas envie d'acheter un autre cric, c'est comme ça, elle me coûte déjà assez cher.  Tant qu'on y est je peux aussi installer un pont élévateur et ouvrir un garage. Folle dépense donc, qui m'incite à utiliser les moyens du bord. Un ami dafiste des Pays bas (merci Stefan) me donne la solution.

Puisque je ne peux pas placer le cric de la DAF directement en contact avec la caisse, je confectionne donc une grosse cale en bois, que j'intercale entre le cric et la caisse. Je reproduis sur cette cale deux encoches, suivant la forme de la tête du cric, de façon à pouvoir centrer la cale plus facilement.

 

 

 

Je lève la voiture, et j'insère sans difficulté les deux chandelles, non sans avoir pris quelques précautions : d'abord, deux roues sur quatre doivent toujours rester en contact avec le sol. Cette règle est impérative si on ne veut pas se retrouver écrasé en pleine gloire. Dans mon cas, puisque je souhaite inspecter l'arrière, les deux roues avant touchent donc le sol. J'insère une cale en plus sous l'une de ces roues, on n'est jamais trop prudent.

Ensuite, comme le frein à main n'agit que sur les roues arrière, celles-ci étant levées, il devient inefficace. Je décide donc de bloquer la pédale de frein avec un morceau de bois inséré sous le tableau de bord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là, c'est sûr, elle ne bougera plus. La voilà bien calée, mais je fais quand même un petit tour pour m'assurer que tout est OK et que je peux me glisser dessous sans difficulté. Cela fera sans doute sourire tous ceux qui font ça couramment, mais pour ma part je suis novice en la matière et préfère donc prendre le maximum de précautions. Une fois sur ses chandelles, mon Aneke, un peu surprise tout de même que l'on regarde sous ses jupes, ressemble à cela.

 


Je me glisse dessous avec délice. Ce n'est certes pas la première fois, mais je suis cette fois-ci beaucoup plus à l'aise pour travailler, car la voiture est plus haute, et je me sens bien plus en sécurité que lors de ma première tentative (voir novembre 2008).

Je dévisse le capot protecteur du variomatic pour voir comment va ma courroie (il est bon d'inspecter sa courroie régulièrement. Je rappelle une fois encore que la DAF 46 est le seul modèle à ne posséder qu'une seule courroie)

A priori tout est normal, mais j'aurais bien voulu la retendre un peu car elle s'est remise à patiner, émettant un grincement rauque qui fait se retourner les passants à chaque démarrage en côte. Seulement, je n'ai plus de marge, elle est tendue à son maximum, comme le montre la vis de tension, serrée à fond.

 

Si elle continue à patiner en étant tendue au maximum, c'est donc qu'elle est au bout du rouleau et qu'il va falloir la changer. Je me demande qui va pouvoir effectuer cette opération, car je n'ai pas l'outil qui permet d'écarter les flasques des poulies. De plus, il faut mettre la voiture sur un pont pour travailler plus à son aise, et enfin, cela requiert quand même une certaine technique que je n'ai pas.

J'en suis là de mes réflexions, quand un détail attire mon attention. J'approche la balladeuse et le rends à l'évidence : l'un des flasques de la poulie réceptrice est rouillé. Ceci est certainement dû à l'inactivité prolongée de la voiture pendant près de quinze ans. Je suppose en effet qu'un contact régulier des poulies avec la courroie les protège de la corrosion en circonstances normales. Mais là, je suis quand même un peu inquiet, car pour que le variateur fonctionne, les flasques des poulies doivent toujours être parfaitement propres et lisses, sans aucune aspérité. Verdome !

 

 

 

 

Et si le patinage provenait finalement de la rouille ? Possible, mais pas sûr, car le bruit avait pratiquement disparu après la première tentative de tension de la courroie. Un variateur à changer coûte très cher, surtout en main d'oeuvre, et les mécaniciens qualifiés pour cela ne courent plus les rues. Je décide donc que ça roule quand même, et qu'on verra bien ce qu'il adviendra. On ne devrait jamais passer sous sa voiture, ni lever le capot, on y découvre toujours des choses préoccupantes.

 

 

D'ailleurs, ce n'est pas le seul endroit ou Aneke a de la rouille. Si ma caisse semble en très bon état vue du dessous (c'est au moins ça de pris), certains endroits de la carrosserie commencent à se boursoufler un peu. Rien de grave pour le moment, mais la carrosserie, c'est comme le dentiste, plus on attend et plus ça coûte cher. Sous la fenêtre de custode gauche, il y a un petit coin qui ne me plaît pas. Je le badigeonne de dégrippant, comme on vaporise un désinfectant sur une plaie. Sauf que là, c'est sûr, ça ne cicatrisera pas tout seul.

 

 

 

 

 

Juin 2011

Elle me refait encore une fois son caprice habituel, et je commence à me lasser. Impossible de la redémarrer sans pomper l'essence dans le circuit, à croire que la pompe ne marche plus. Je ne sais pas pourquoi mais depuis quelques temps, après une immobilisation de quelques semaines, l'essence semble refluer vers le réservoir, comme s'il y avait une prise d'air quelque part.

Le filtre à essence, inséré par précaution par mon mécano préféré pour éviter les impuretés du réservoir, me semble mal placé. Il a été fixé sur le support de la roue de secours, donc beaucoup plus haut que la pompe à essence. C'est peut-être de là que vient le problème, ce d'autant qu'il est d'un modèle coudé. Peut-être l'essence a-t-elle du mal à passer par là. Je décide donc d'en acheter un d'un modèle plus simple, comparable à ceux qu'on met sur les mobylettes.

 

 

 

 

Je l'installe et je fais un essai. Le filtre semble se remplir, mais je ne suis pas entièrement satisfait. On dirait qu'une grosse bulle se forme à l'intérieur, et que l'essence finit par retomber. 

 

 

Je décide donc de le déplacer pour le mettre juste après la pompe. Ca marche, mais le tuyau d'essence est désormais en contact avec le carénage du cylindre, donc avec une surface très chaude. Il n'y a peut-être aucun danger mais on ne sait jamais. Je le déplace encore pour le mettre tout près du carburateur, suivant la recommandation du fabricant. Maintenant cela donne ça :

 

 

 

Je redémarre et ça semble plutôt bien fonctionner, mais on verra la prochaine fois ce qu'il en est.

 

Août 2011

 

 Verdomme ! Impossible de démarrer sans pomper encore une fois. Cette saleté d'essence est encore redescendue vers le réservoir. J'aspire avec les moyens du bord, et une fois qu'elle revient, pas de problème, elle est bien là. Je la vois qui circule dans le filtre transparent, c'est à n'y rien comprendre. Finalement, c'est une voiture bien mystérieuse. Je m'aperçois que toutes les dernières tentatives pour réparer quelque chose ont été suivies d'échec. Je ne suis donc pas dans une période faste. Mais avec les anciennes, il ne faut jamais se décourager. Je pars en vacances l'esprit serein, espérant que l'inspiration, la divine étincelle qui m'a toujours guidé, finisse par me revenir.

 


 

 

 

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