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Sous le capot de la DAF 46

Sous le capot de la  

La DAF 46 est équipée d'un moteur bicylindre à plat refroidi par air de 844 cm3, le même que sur la DAF 44, sa grande soeur. Voici une vue générale du moteur de ma 46 :

Vu de droite. En bas à gauche, un élément essentiel : le robinet-vanne du Variomatic, relié au carburateur et au circuit de freinage.  

...et vu de gauche. Noter les gros tuyaux faisant remonter dans l'habitacle l'air de refroidissement du moteur. Rien ne se perd dans la DAF ! 

Comme toutes les DAF, elle possède la fameuse transmission Variomatic, que l'on trouve aujourd'hui encore sur certains véhicules. Quelques marques prestigieuses ont ainsi repris le principe du Variomatic, mais sans garder le nom, trop connoté DAF. On préfère aujourd'hui l'appeler CVT ou Continuously Variable Transmission (transmission à variation continue). Un discret hommage au Variomatic est toutefois rendu dans cet article paru en 2004, expliquant les avantages de cette transmission toute en douceur : http://automobile.nouvelobs.com/essais/imprim.php?idArticle=582

Sur cet autre article, un argumentaire préparé pour les professionnels réfute les idées reçues sur la transmission à courroie, concernant l'inertie supposée du système, l'impression de "patinage" du moteur due à la variation continue et le soi-disant manque de puissance : http://www.journalauto.com/infos/imprime_article.asp?idarticle=1953

La vanne à dépression du variomatic. Une pièce essentielle dont le fonctionnement me semble encore mystérieux

La transmission variomatic possède une particularité curieuse : dotée d'un simple dispositif d'inversion, elle permet à la voiture de rouler aussi vite en marche arrière qu'en marche avant. Des courses de DAF en marche arrière ont d'ailleurs été organisées aux Pays-Bas il y a encore quelques années, mais les pauvres DAF y sont si malmenées que les images sont pénibles à regarder En pleursEn pleursEn pleurs !

Sur tous les modèles DAF, de la première 600 sortie en 1958, jusqu'à la 66 sortie en 1972, le Variomatic possède deux courroies. La particularité de la 46 est de n'en posséder qu'une seule, avec un boîtier pour le différentiel, absent sur les modèles précédents.

 

Le Variomatic de ma DAF 46. Noter à gauche le boîtier du différentiel.

Extrait de la notice technique de la DAF 46 : "changement de vitesse automatique où est utilisée une courroie trapézoïdale reliant le boîtier primaire au secondaire, dans lequel sont incorporés les pignons réducteurs et le différentiel répartissant la traction sur les deux roues arrières. La courroie tourne sur deux poulies composées de deux flasques dont l'un peut se rapprocher par rapport à l'autre. (...) Fonctionnement à variation continue et sélection automatique de la démultiplication entre les rapports 14,22/1 et 3,60/1 sous l'effet de masselottes actionnées par la force centrifuge et assistées par la dépression fournie par le moteur. Ainsi le Variomatic dispose entre ses rapports mini et maxi d'un nombre illimité de vitesses permettant, en toutes circonstances, l'obtention du rapport convenable."

 

Le Variomatic de la DAF 46 de De Koning (voir les liens)

Dotée d'un moteur similaire à celui de la 44, la 46 possède un variomatic plus moderne, que l'on retrouve sur les 66 mais avec deux courroies. C'est en fait l'adoption d'un train arrière de Dion qui, en évitant la torsion des courroies, a permis d'en supprimer une. DAF pensait en effet qu'avec un moteur de petite cylindrée, une seule courroie serait suffisante. Cette solution moderne et de bon sens (les CVT d'aujourd'hui n'ont qu'une seule courroie) n'a pourtant pas fait l'unanimité à l'époque, en raison de la relative fragilité des courroies DAF en caoutchouc armé : en cas de rupture, la 46 est totalement immobilisée, là où les autres DAF peuvent encore atteindre le garage le plus proche avec la courroie qui leur reste. 

  La courroie doit donc être vérifiée très régulièrement et changée tous les 20000 km. Un avantage cependant : une seule courroie à changer au lieu de deux (quand une courroie casse sur un modèle à deux courroies, l'autre doit être changée aussi par précaution). Au prix des courroies de nos jours (compter 150 € pour une paire neuve commandée aux Pays-bas), c'est finalement une voiture plus économique que ses grandes soeurs...  

 

Coupe de l'essieu arrière et du Variomatic de la 46

Ajoutons que l'essieu arrière de Dion à lames semi-elliptiques (le même que sur la 66), considéré comme une innovation pour une voiture aussi petite, améliore considérablement la tenue de route, et la rend beaucoup moins tape-cul que les autres DAF !

Finalement, la DAF la plus proche des modèles CVT d'aujourd'hui, c'est bien la 46, qui était déjà en avance sur son temps (je l'ai déjà dit, je ne suis pas objectif).

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