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Un peu d'histoire

 la dernière des  DAF

La DAF 46 est lancée en 1974, soit deux ans avant que la branche automobile de DAF ne soit définitivement reprise par Volvo. Elle sera la dernière DAF lancée sous ce nom.

Elle succède à la 44, présente sur le marché depuis 1967, dans la gamme des petits moteurs DAF de 844 cm3. Rien à voir donc avec l'autre branche des DAF, les 55 et 66 équipées de moteurs quadricylindres Renault (celles-là mêmes qui seront déclinées en version "Marathon" de 1100 et 1300 cm3).

Extérieurement, rien ou presque ne la distingue de la 44 : elle porte comme sa grande soeur la carrosserie dessinée au milieu des années 60 par le Turinois Giovanni Michelotti.

 

Elle est même en tous points semblable à la dernière série des 44, sorties en 1972. Nous sommes quelques mois après le choc pétrolier, et l'heure n'est pas aux investissements démesurés. La tentative de "lifting" de la face avant se limitera finalement au logo DAF sur la calandre, qui est désormais en 2 parties. Les vraies différences sont dans le variomatic à courroie unique, et dans le train arrière De Dion (voir la rubrique "Sous le capot"). 

 

 

 

 

Sur la brochure promotionnelle de 1974, il est écrit dans la version néerlandaise : "De DAF 46 is een complete auto", la DAF 46 est une voiture complète. Comme c'est vrai ! Elle a tout d'une grande...

 

La DAF 46 sera déclinée en Sedan (berline) et Break, toutes deux disponibles en version Luxe et Super luxe. La brochure promotionnelle est alléchante : "La version luxe est équipée de sièges en simili-cuir. La Super luxe comporte des sièges couchettes revêtus de drap. L'équipement Super luxe comprend également une planche de bord garnie d'un motif bois et d'une luxueuse moquette d'une solidité à toute épreuve".

En janvier 1975, La DAF 46 était vendue en France au prix de 14100 FF pour la version Luxe, et 14700 FF pour la version Superluxe, ce qui équivaut environ à 10400 € d'aujourd'hui en tenant compte de l'inflation. Au vu de sa puissance modeste, ce n'était donc pas la voiture la moins chère de sa catégorie, ce que ne manquèrent pas de souligner les journalistes spécialisés.

Il est intéressant de noter que, même après la reprise de la branche automobile de DAF par Volvo, et alors même que la DAF 66 devient la Volvo 66 dès 1976, la DAF 46 restera vendue jusqu'en 1977 sous la marque DAF, Volvo n'ayant pas jugé ce modèle digne de porter sa marque. La 46 est donc la dernière des DAF, équipée d'un moteur DAF et vendue sous cette marque. Malgré le mépris affiché de Volvo pour ce modèle, on peut dire que la 46 est la plus accomplie de toute la gamme, la DAF parfaite en quelque sorte (je sais, je ne suis pas objectif).

Sur cet extrait de l'Autojournal du 15 février 1975 (DAF 46 Autojournal 1975.pdf), vous pouvez lire le compte rendu d'un essai de la DAF 46, plutôt flatteur.

Un autre article a été consacré à la DAF 46 dans le numéro 345 de la Revue technique automobile de mars 1975. Joliment intitulé "Variation en mineur sur le variomatic", il explique comment DAF, qui croyait dur comme fer à sa transmission unique en son genre, s'est laissée dépasser par la concurrence : DAF 46 RTA n°345.pdf

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